LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE QUAND ON EST RONDE...


HARCELEMENT SCOLAIRE QUAND ON EST RONDE GROSSE

Aujourd'hui, pour mon deuxième article, je vais vous parler d'un sujet un peu moins sympathique, mais qui mérite toutefois d'être mis en avant. Vous le connaissez sans doute un peu plus depuis que Marie Lopez alias EnjoyPhoenix en parle davantage, mais le harcèlement scolaire n'a pas attendu qu'on en parle à la télévision pour être présent dans nos vies. Si j'ai choisi ce sujet, c'est bien entendu parce que j'en ai souffert à l'école primaire jusqu'au collège et je n'avais jamais eu l'idée d'en parler en tant que blogueuse pour faire passer mon message. C'est maintenant la bonne occasion. 

 


Tout à commencer à mon arrivée dans cette nouvelle école, en CE1. Malgré le fait que j'avais plusieurs amis, comme pour tout le monde, j'avais également des personnes que j'appréciais moins et eux ne m'aimait pas du tout. J'étais le genre de petite fille qui restait dans son coin à l'époque, la petite fille pas vraiment à la pointe de la mode, pas trop trop jolie non plus. Cette année-là tout à commencer par des moqueries, des surnoms débiles comme « Jennyphoque » va savoir pourquoi, mais ils m'ont toujours appelé ainsi. Une année, je me souviens que les chewing-gum de plusieurs mètres étaient à la mode. Chaque jour j'en avais un d'une couleur différente dans les cheveux, mon professeur était obligé de me faire sortir de la classe pour me couper la mèche qui était collée, super non ? J'ai été accusée de choses horribles par une fille complètement perturbée, j'ai même été plantée à coup de compas dans le dos. Et pourtant, je n'en ai jamais dit un mot à mes parents. En CM1, je suis partie en classe de neige à Valloire, en Savoie. Bien entendu on m'a mise dans la chambre de personnes que je n'aimais pas, vu que personne ne voulait de moi dans sa chambre. Sur les pistes de ski, on me poussait pour que je me retrouve les fesses dans la neige, on se moquait de moi à longueur de journée. Mais de cette horrible période de ma vie d'écolière, j'y ai quand même fait de belles rencontres. 

 

A la naissance de mon petit frère, mes parents décident de déménager par manque de places. J'avais redoublée mon CM1 à cause de mauvaises notes à répétition, du fait que je n'étais pas concentrée en classes. Mais jamais personne ne s'est interrogé sur ce problème. Personne ne s'est jamais demandé pourquoi j'avais des bleus, pourquoi j'avais des mèches de cheveux plus petites que les autres, pourquoi j'avais peu d'amis. Je me suis finalement retrouvée dans une école où personne ne me connaissait, sauf ma voisine du dessus, qui était ma cousine éloignée. Un repère à mes yeux, puisque j'ai pu rester avec elle le temps de trouver mes propres repères. La fin de ma période à l'école primaire prenait fin sans nuages gris et j'en étais ravi. 

 

Arrivée au collège, tout aller bien également. J'avais retrouvée mes amis de l'année d'avant, parce que oui je m'étais fait des amis et je n'aurais jamais pensé pouvoir encore être en contact avec certains aujourd'hui. 6Ème, 5ème et finalement la 4ème va être l'épisode nuage gris que je redoutais et dont j'avais presque oubliée l'existence. Un nouveau dans la classe. Un nouveau que j'aimais beaucoup au premier abord. Oui j'étais un cœur d’artichaut étant plus jeune et surtout très naïve sur les gens puisque je suis redevenue la rusée de la classe. Tout le monde s'était retournée contre moi, je me suis retrouvée seule, sans amis, sans mes repères que j'avais mis tant de temps à retrouver. Sauf que cette fois-ci j'étais plus âgée, j'en ai parlé, mais personne ne m'a écouté. J'ai dû menacer ma maman avec un couteau, que j'allais me tuer si on me faisais retourner à l'école. En arrivée à ce point alors que tu es qu'une gamine, je vous jure que ça doit faire bizarre à un parent. J'ai réussie à me rebeller contre la personne qui avait causé tous ces problèmes, j'avais changée, je n'étais plus la petite fille qui ne disait rien et qui se laissait faire.

 

Non, je rendais les coups et les mots et j'ai finalement décidé de prendre mon destin en main, j'ai décidé moi-même de changer d'école. Et l'histoire s'est heureusement bien fini. Plusieurs années ont passé et j'ai pu retrouver des personnes que j'avais connus avant et qui m'avait nommée comme leur bouc émissaires et j'ai eu le droit à des excuses de leur part. Alors,oui, ces excuses n'effaceront jamais la honte que j'ai pu avoir chaque jour, ni même la douleur que j'ai pu ressentir, mais maintenant je vois ça comme une épreuve que j'ai traversée et qui m'a fait devenir celle que je suis maintenant

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Commentaires : 1
  • #1

    Mel L (dimanche, 29 janvier 2017 16:11)

    Je suis très touchée par ton témoignage Jenny @dealeusesdefleurs C'est terrible de voir à quel point la souffrance de cette époque peut rester encrée dans nos vies quotidiennes. Aujourd'hui, effectivement on en parle, c'est bien mais pour combien de vies brisées? Combien il a fallu de gamins qui se foutent en l'air pour réagir? Ca me met hors de moi! Pour ma part, j'ai osé parlé après presque 2 ans de souffrances, à m'accrocher aux branches là où je le pouvais. Pour la petite histoire, ma prof principale de l'époque qui avait reçu ma mère, a tout simplement dénigré mes souffrances, les violences, le harcèlement quotidien et a dit que si les autres me traitaient de cette manière c'était surement de ma faute, et que je l'avais mérité... et cette entrevue douloureuse n'a rien changé au final... Bien des années après, j'ai osé parlé et expliquer à ma famille comment tout cela avait commencé, mais je ne considère par avoir obtenu réparation.