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Un coup de fil et tout va, tout s'en va.

September 20, 2017

 

"Est-ce que tu m'aimes?" "J'sais pas si je t'aime" "Est-ce que tu m'aimes?" merci Maître Gims pour tes chansons qu'on écoute une fois et qui nous reste en tête toute une soirée! J'étais là, en train de chanter à fond la caisse, avec elle. Elle, Emy enfin on se plaît à l'appeler Diouk. Le surnom que son frère lui donnait lorsqu'elle était petite, comme elle m'avait expliqué, et aussi son surnom sur la toile. La Blogueuse Lifestyle et la blogueuse "grande taille" un samedi soir après avoir perdu quelques euros au Casino, chantent et se la joue boîte de nuit dans une Smart. On monte chez elle, déjà 1h du matin, malgré nos jeunes années on dirait deux grands-mères qui font une première nuit blanche!

 

Moi: "Emy, j'en ai marre, tu crois que ce blogging va nous emmener quelque part un jour?!"

 

Diouk: "Frère, arrête de stresser encore fait ce que tu as à faire et tu verra, je te l'ai déjà dit mille fois, STOP"

 

Mon téléphone sonne, oui près de 2h du matin, et en prime un numéro à dix mille chiffres on se demande d'où ça sort, lorsqu'on est comme toi, petite Marseillaise qui n'a jamais voyagé. Je m'empresse de répondre trop curieuse.

 

Le début, le tout commencement de ce qui va changer mon quotidien, mes habitudes, changer ma propre personne, changer les personnes qui tiennent à moi. Le premier goût de ce changement à un goût sucré, excitant, palpitant et trop tentant. Une invitation à collaborer pour faire quelques photos avec une marque basée sur Los Angeles. Quoi? Los Angeles, les States? MOI? Petit marseillaise avec un peu trop d'ambition qu'on qualifie trop souvent de surréaliste. Alors que certaines auraient trouvées l'offre absurde, bien sûr je me suis posée cette question et même pas la peine d'hésiter à trouver une réponse. "Faire des photos en échanges de t-shirts, allez j'ai rien à perdre, plus de boulot, je me suis lancée dans le blogging au maximum, je fonce, les choses sérieuses arrivent en force!"

 

Quelques jours plus tard, pas d'appartement à moi. Retour oblige chez les parents après avoir lâché celui dans lequel je vivais avec le copain que j'ai lâché au même moment d'ailleurs, vous savez, le mec un peu trop collant, ennuyant, le rigolo de service qui ne fait plus rire, pauvre petit garçon perdu souhaitant avoir des enfants, m'ayant perdu à ce moment là. J'avais déjà couru loin devant. Merci pour l'aventure, mais non bye bye bonne continuation.

L'amour n'est plus, enfin je ne sais pas si je l'ai aimé un jour. Moi et l'amour c'est, comment dire?

Je n'ai plus les mots, rien que d'y penser cela me fait froid dans le dos. Bref. L'ex est muté dans le trou du cul de la France? Seigneur a entendu mes prières, la séparation sera facile, merci du fond du coeur petit Jésus, dans ces moments là je me dis que tu es vraiment avec moi.

 

Arrive le temps de faire les photos. Putain la pression, pas de photographes, pas vraiment d'expérience non plus, c'est pour deux petits t-shirts rien de bien sérieux non plus. On se mets dans le coin de sa chambre temporaire, un petit trépied et hop une photo. Dans le jacuzzi des parents seconde petite photo avec de jolies lunettes et une fois de plus c'est bouclé.

Quelques temps après, second appel de la marque et cette fois j'entend une petite phrase qui me faire rire au départ.

 

 

 

Au téléphone: "Si tu veux venir sur LA, viens avec plaisir, on fera des photos ici avec les jeans cette fois, puis comme ça cela te fera des vacances si tu es jamais venue!"

 

Ouais, moi venir sur Los Angeles, seule sans un sous en poche. Il est drôle ce Monsieur. Non mais attend, et si c'était moi qui était drôlement conne? Ah bah oui pourquoi pas venir. J'étais alors dans un centre commercial, au "Columbus Café" à manger un muffin buvant mon thé à la menthe. Je regarde les gens passer, je me dis que je ne veux pas être comme ça. Je ne veux pas venir en famille ou même seule, pour faire les courses du Dimanche. Je ne veux même plus venir même si j'avais le portefeuille bien garni juste pour faire du shopping.

Je ne veux pas de ça.

 

Revenons quelques mois en arrière à ce moment précis. Une chambre d'hôtel, Formule 1 au prix qui révèle la qualité des services dont on connaît la réputation. Une bouteille neuve de Rhum trouvée dans le placard de la cuisine chez les vieux, le plus gros couteau trouvé lui aussi dans un tiroir pas bien loin du placard. Une lettre écrite en buvant ce même thé à la menthe au "Colombus" la première dédiée à ma petite soeur, et une seconde à mes parents. Essayant d'expliquer ma motivation. Ne plus vouloir se réveiller, vouloir dormir indéfiniment pour pouvoir rester dans mes rêves profonds. Rien, absolument rien ne me rendait heureuse. Même si l'on me donnait tout l'argent du Monde, même avec 20 000 kilos en moins, même avec un job passionnant, même tout ce qu'une personne rêverait d'avoir, je ne serai pas heureuse. Et le pire, c'est qu'au fond de moi, je le sais que je peux tout avoir. J'y crois, je peux être riche, mince, bien dans ma peau, un boulot de rêve avec une belle vie. J'ai toujours eu ce que je voulais avant. C'est moi, je veux un truc, je vais me saigner mais à la fin je l'aurais. Mais même en sachant ça, il y avait qu'une seule chose qui aurait pu me rendre heureuse, l'amour. Et c'est bien la seule chose que même en te saignant, même avec toute la motivation du monde, je ne pouvais pas l'avoir.

Les hommes et moi. Les femmes et moi. Les gens et moi. Le Monde et moi. Cela ne marche pas.

La bizarre, la compliquée, la difficile, la surréaliste, l'incomprise, l'attardée, la folle c'est Manon.

Quelques gorgées forcées, une bouteille vide, une tête lourde et douloureuse, des cris, des pleures, un couteau qui coupe, du sang, un téléphone qui ne sonne pas. Quelques ami(e)s qui m'appellent, qui comprennent, qui t'aident, qui t'empêchent en vain mais que tu n'écoutes pas.

Je me réveille à l'hôpital, l'homme de ta vie, le seul, ton Papa qui t'a retrouvé et a appelé les pompiers quand il le fallait. Un choc, voir cet homme fort, qui t'aime, pleurer devant toi.

Et une journée dont on ne reparlera plus, dont on ne pensera plus, dont on va ignorer.

 

Ouais, devant ces gens, étant au téléphone, recevant cette invitation. Je ne peux qu'accepter.

Los Angeles, attends toi à me voir, même seule, même sans aide, même sans sous, même sans parler un mot d'anglais, j'arrive et le séjour de 2 semaines est prévu pour dans quelques jours.

 

Moi: "Diouuuuuuuuuuuk! Je pars à Los Angeles, j'ai été invitée chérie! C'est trop cool! La folie!"

 

Diouk: "Putain frère la chaaaaaaaaance, mais merde tu aurais pas pu être invitée à New York? J'y vais dans 6 mois! Bon voilà maintenant tu arrêtes de te plaindre, okay?"

 

Moi: "Oui je te le promets, tu es libre ce soir? On se fait un Hard Rock Café?"

 

Diouk: "Allez c'est parti frère! On se rejoint là bas à 20:00"

 

 

 

 

 

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